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Les infections covid qui ont fait face au vaccin contre la variante omicron induisent des anticorps à neutralisation croisée

Réponse à la COVID-19 

Des scientifiques de l'Université médicale de Vienne, en Autriche, ont récemment évalué le pouvoir de neutralisation croisée d'échantillons de sérum prélevés chez des personnes vaccinées contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et non vaccinées qui ont été infectées par les variantes omicron BA.1 ou BA.2 du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2).


Les résultats révèlent que les personnes entièrement vaccinées ayant été infectées par la variante omicron peuvent générer des anticorps neutralisants à réaction croisée contre le SARS-CoV-2 de type sauvage, la variante delta et les variantes omicron BA.1 et BA.2.


L'étude est actuellement disponible sur le serveur de préimpression de Research Square* et est en cours d'examen par un journal du portefeuille Nature.


Contexte

La variante omicron du SRAS-CoV-2 apparue le plus récemment présente un génome fortement muté par rapport aux autres variantes préoccupantes connues (VOC). Avec un nombre élevé de mutations en pointe, le variant est capable d'échapper à l'immunité de l'hôte induite par une infection ou une vaccination antérieure. Il existe trois sous-lignées distinctes de la variante omicron, à savoir BA.1, BA.2 et BA.3. Toutes les sous-lignées sont caractérisées par une protéine spike fortement mutée.


Chez les personnes ne présentant pas d'immunité préexistante, on a constaté que les infections par la variante omicron BA.1 induisaient un niveau significativement plus faible de réponse en anticorps neutralisants contre les variantes du SRAS-CoV-2 qui circulaient avant l'émergence de l'omicron. Actuellement, la sous-lignée BA.2 est en train d'acquérir une prédominance mondiale en remplaçant rapidement la sous-lignée BA.1. Cela souligne la possibilité d'une transmissibilité et d'une capacité d'évasion immunitaire plus élevées de la sous-lignée BA.2 que de la sous-lignée BA.1.


Dans l'étude actuelle, les scientifiques ont évalué la capacité de neutralisation de BA.1, BA.2 et delta d'échantillons de sérum prélevés chez des personnes présentant une infection primaire ou percée par BA.1 ou BA.2.


Plan de l'étude

Les scientifiques ont recueilli des échantillons de sérum auprès de trois groupes distincts d'individus. Le premier groupe comprenait des personnes ayant des antécédents d'infection par le CoV-2 de type sauvage, le BA.1 ou le BA.2. Le deuxième groupe comprenait des individus entièrement vaccinés (trois doses de vaccin COVID-19 à base d'ARNm) ayant une infection percée BA.1 ou BA.2. Le troisième groupe comprenait des individus avec ou sans infection préalable qui avaient reçu trois doses de vaccin COVID-19.


Le pouvoir neutralisant des échantillons de sérum collectés a été testé contre le SARS-CoV-2 de type sauvage, le variant delta et les variants omicron BA.1 et BA.2.     


Observations importantes

Les échantillons de sérum prélevés trois semaines et trois mois après la troisième dose de vaccin ont montré une puissante capacité de neutralisation croisée contre les variants omicron (BA.1 et BA.2). Toutefois, le titre de neutralisation était nettement inférieur à celui obtenu contre le virus de type sauvage. Les échantillons de sérum prélevés chez des personnes qui avaient une infection de type sauvage avant de recevoir trois doses de vaccin ont également montré une capacité de neutralisation croisée contre les variants omicrons.


Les échantillons de sérum prélevés chez des personnes infectées par le virus de type sauvage ou par le virus omicron (BA.1/BA.2) ont présenté un pouvoir neutralisant significativement plus faible contre les variants testés. Plus précisément, les échantillons prélevés trois semaines et six mois après une infection de type sauvage ont présenté des titres neutralisants significativement plus faibles contre les variants omicrons.


Les échantillons prélevés chez des personnes infectées par le BA.1 ont présenté un pouvoir neutralisant plus faible contre le virus de type sauvage, le variant delta et le variant BA.2 que contre le variant BA.1. En revanche, les échantillons recueillis après une primo-infection par le BA.2 n'ont pas permis de neutraliser les autres variants testés. Toutefois, les échantillons prélevés chez des personnes ayant contracté des infections pernicieuses de type omicron ont présenté un pouvoir neutralisant équivalent contre tous les variants testés (BA.1 et BA.2 de type sauvage, delta et omicron).


Ces résultats indiquent que les infections par des variants de l'omicron chez les personnes non vaccinées, en particulier les infections par le BA.2, induisent des titres de neutralisation spécifiques à la variante. En revanche, les infections par des percées de l'omicron chez des personnes vaccinées présentant une immunité préexistante peuvent induire des anticorps neutralisants à réaction croisée.


Signification de l'étude

Cette étude souligne l'importance de la vaccination de rappel COVID-19 dans l'induction d'anticorps neutralisants à réaction croisée. Fait important, l'étude démontre que les infections primaires par les omicrons BA.1 et BA.2 induisent des anticorps neutralisants spécifiques de la variante. Ces deux sous-lignées de la variante omicron présentent un paysage mutationnel similaire dans la protéine spike.


Cependant, les mutations présentes dans le domaine N-terminal (NTD) de ces sous-lignées varient de manière significative. La différence antigénique observée entre les sous-lignées BA.1 et BA.2 pourrait être due à la variation de leurs NTD, qui contiennent de puissants épitopes neutralisants.


*Notice importante

Research Square publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et qui, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, ni guider la pratique clinique ou le comportement en matière de santé, ni être traités comme des informations établies.

Référence du journal :

Stiasny K. (2022). Les infections primaires humaines Omicron BA.1 et BA.2 entraînent une neutralisation spécifique à la sous-lignée. Research Square. doi : 10.21203/rs.3.rs-1536794/v1 https://www.researchsquare.com/article/rs-1536794/v1

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